En décembre 2025, nous avons envoyé un sondage aux membres qui fréquentent les sites d’escalade extérieurs. Le but était de connaître quels sites sont les plus fréquentés. Il y avait aussi des questions ouvertes où on demandait aux grimpeurs s’ils sont satisfaits des visites sur nos sites et s’ils ont des éléments à signaler. Nous prenons un moment aujourd’hui pour répondre à quelques unes des questions qui ont été posées en réponse à ces questions.
Tout d’abord, notons que nous avons reçu 187 réponses de grimpeurs de 14 régions administratives différentes. Sur les 187 réponses, 148 ont laissé une réponse à la question “Êtes-vous satisfait·e de vos visites sur nos sites? Vous pouvez partager vos commentaires et impressions.” Et elles sont toutes positives!
Parmi ces réponses, on retrouve :
- Très satisfait – excellent travail des ouvreurs et entretien.
- Oui vraiment, il y a eu de superbes améliorations dans quelques sites des Laurentides vraiment très cool.
- Oui. L’ouverture des voies est faite en pensant à la sécurité. Il y a de l’engagement, mais rien de dangereux.
- J’ai adoré le site de Oak Bay à Pointe-à-la-Croix. Super travail d’aménagement et l’endroit est tout simplement magnifique!
- Oui, beaucoup de choix de voies.
- Oui, le club de montage Saguenay semble bien impliqué dans la région.
- Généralement oui, parfois un peu d’entretien supplémentaire des sentiers serait apprécié.
- Oui! J’y vais toujours en semaine alors les parois ne sont pas surpeuplées et les stationnements non plus.
- Oui. Sites de pique-nique, camping et toilettes appréciés. Merci pour l’amélioration des sites.
- Oui! Rien à redire! On fait un retour à la grimpe en famille, avec un mini de 3 ans, et c’est super!
- Oui, très satisfaite, plusieurs personnes travaillent fort pour bien entretenir les sites !
- Très satisfaite en général, de belles découvertes (ex. : la Slye = super paroi familiale, St-Léon de Standon = quel bel aménagement de site!). Cependant, La Pocatière a besoin d’amour (plusieurs ancrages et chaines de maillons très rouillées).
- Oui, bravo au département des sites et aux bénévoles.
- Beaux sites, bien entretenue en général. Belle découverte avec le nouveau site à Ste-rose-du nord.
Quelques uns ont soulevé des questions ou des problématiques, voici quelques réponses :
- Qu’est-ce qui passe avec le Vieux-Stoneham : La fermeture du site est survenue de façon relativement abrupte, en lien avec des enjeux de zonage municipal qui ne permettaient pas la pratique d’activités récréotouristiques à cet endroit. Nous n’avons toutefois jamais obtenu d’explication complète sur les raisons précises ayant mené à cette décision, mais il semble qu’un certain consensus se soit installé au fil du temps parmi les résidents du secteur concernant les usages du site.
Depuis, la situation s’est complexifiée à la suite du décès du propriétaire. Les démarches se poursuivent désormais auprès de la succession, ce qui implique des délais supplémentaires, d’autant plus qu’une partie des ayants droit se trouve à l’extérieur du Québec.
Il est important de comprendre que la FQME, tout comme le Club de montagne et d’escalade de Québec (CMEQ), ne contrôle pas le rythme de ces discussions. Au-delà de la volonté des propriétaires, il est également important de travailler avec les instances municipales afin d’obtenir les autorisations nécessaires et de s’assurer que les accès au site, notamment le stationnement, puissent être adaptés de manière à favoriser une cohabitation harmonieuse avec les résidents.
Nous restons donc en attente de la position de la succession quant à l’avenir du site et à un éventuel retour de l’escalade dans un cadre formel. Entre-temps, la FQME et le CMEQ poursuivent leur collaboration afin d’être prêts à avancer dès que les conditions le permettront.
- Ça prend un meilleur sentier pour le Champlain : nous sommes allés sur le terrain avec le ministère des Transports et le CMEQ pour déterminer un nouveau sentier d’approche qui fait plus de sens. Celui-ci peut être utilisé depuis la mi-mai.
- Qu’est-ce qui se passe avec le Mont Bélair : le site est situé sur des terrains appartenant à la ville de Québec. Nous attendons qu’ils soient prêts à signer une entente pour officialiser et éventuellement permettre l’ouverture. Des discussions sont déjà entamées avec la ville de Québec et des plans d’aménagements préliminaires ont été élaborés. C’est maintenant dans les mains de la ville.
- Ça prend plus de sites en Estrie : En Estrie comme partout au Québec, il y a beaucoup de roche! Cependant, la majorité sont sur des terrains privés. On doit donc avoir l’accord du.des propriétaire.s pour pouvoir aménager et ouvrir un site. Nous avons tout de même ouvert un nouveau site il y a 2 ans, Hereford. Nous travaillons aussi avec la Sépaq du parc national du mont Orford pour l’ouverture d’un nouveau site sur leur territoire. Nous faisons cependant face à des délais tel qu’expliqué dans cet article.
- Les voies devraient être mieux numérotées : En escalade extérieure, la lecture de voie fait partie intégrante de l’expérience. C’est même l’une des richesses de la pratique : observer le rocher, interpréter les lignes, faire des choix et parfois se tromper. Cette dimension fait appel à l’autonomie, à l’expérience et au partage de connaissances entre grimpeurs. Dans ce contexte, la FQME ne juge pas pertinent d’ouvrir un débat sur une systématisation du marquage des voies.
Par ailleurs, inscrire des numéros ou des noms directement sur le rocher, que ce soit à la peinture ou par gravure, n’est pas une pratique souhaitable. Cela altère de façon permanente le milieu naturel que nous cherchons justement à préserver. La qualité et l’intégrité du site priment sur la facilité de repérage.
Cela dit, il est vrai que certains topos peuvent parfois manquer de précision. Ceux-ci sont souvent le fruit d’un travail bénévole et évolutif. N’hésitez pas à contacter les auteurs pour leur faire part de vos observations, ou même à contribuer à leur amélioration : c’est aussi par cette collaboration que la communauté progresse.
- Supporter l’escalade hivernale mixte : Le développement de secteurs de dry tooling et d’escalade mixte fait partie de nos réflexions actuelles, et deux projets sont présentement à l’étude. Ce type d’aménagement demande toutefois une approche particulièrement rigoureuse.
Le rôle de la FQME est notamment de s’assurer que chaque nouveau secteur soit développé selon des normes reconnues, autant en matière de sécurité que de protection de l’environnement. Cela implique de s’appuyer sur des références établies et de travailler en collaboration avec les formateurs et experts du milieu, notamment ceux du PQFASE, afin de valider les bonnes pratiques d’équipement et d’utilisation.
Au-delà des aspects techniques, ces projets nécessitent également des démarches structurées avec les propriétaires terriens. La signature d’ententes officielles est essentielle pour encadrer les usages, clarifier les responsabilités et assurer la pérennité des accès.
C’est donc un développement qui ne se fait pas à la légère. Il s’inscrit dans une réflexion globale visant à offrir de nouvelles opportunités de pratique, tout en respectant les milieux naturels, les normes en place et les relations avec les partenaires. Ça s’en vient!
- Toilettes qui débordent : ce n’est pas la FQME qui gère les toilettes sur les sites, mais généralement les clubs locaux. On vous invite donc à les contacter lorsque vous remarquez une telle situation. Vous pouvez trouver le contact des différents clubs ici : https://fqme.qc.ca/clubs-regionaux/ Vous pouvez aussi faire un signalement sur la fiche site du site en question et nous pourrons faire le message au club ou organisme responsable.

- Chiens sur les sites : La présence de chiens sur les sites d’escalade n’est pas encadrée directement par la FQME : ce sont les propriétaires des terrains qui déterminent s’ils sont autorisés ou non. Nous vous invitons donc à consulter notre document État des sites afin de vérifier les règles en vigueur pour chaque site.
Lorsque les chiens sont permis, il est essentiel de les garder en laisse en tout temps. Au-delà des enjeux de sécurité — notamment lorsqu’un grimpeur est en train d’assurer — cela contribue à une cohabitation harmonieuse entre tous les usagers du site.
La question est aussi environnementale. Les sites d’escalade se trouvent en milieu naturel, souvent sensible, et il est important de limiter au maximum les perturbations de l’écosystème. Un chien en liberté peut piétiner la végétation, déranger la faune ou sortir des sentiers aménagés. Nous souhaitons collectivement préserver ces milieux et leur qualité.
Enfin, merci de toujours ramasser les déchets de votre animal… et de repartir avec vos sacs. Laisser un sac au sol, même temporairement, va à l’encontre des bonnes pratiques et nuit à l’expérience de tous.
Adopter un comportement responsable avec son chien, c’est aussi contribuer à maintenir l’accès aux sites d’escalade.
- Manque de savoir vivre : Certaines situations observées sur les sites d’escalade sont regrettables et suscitent une certaine nostalgie. D’une part, parce que des comportements inappropriés peuvent mettre en péril l’accès à des sites, et d’autre part, parce qu’il fut un temps où beaucoup d’apprentissages se faisaient naturellement entre pairs. Cette transmission informelle semble parfois s’être effritée.
Il est essentiel de se rappeler qu’accéder à un site d’escalade est un privilège, accordé par un propriétaire. Ce privilège repose sur un équilibre fragile qui exige le respect du milieu naturel, des conditions d’utilisation, des autres usagers et des résidents à proximité. Le maintien de nos accès dépend directement de notre capacité collective à adopter des comportements responsables.
Sur le terrain, cela passe aussi par une vigilance entre grimpeurs. Si vous êtes témoin de comportements dangereux ou dérangeants, nous vous encourageons à intervenir directement, avec respect et bienveillance. Certaines personnes, parfois par méconnaissance, adoptent des habitudes plus proches de celles d’un centre intérieur — musique forte, cris, occupation inadéquate de l’espace — sans mesurer les impacts en milieu naturel. C’est à l’ensemble de la communauté de contribuer à transmettre l’éthique propre à l’escalade extérieure.
Enfin, lorsqu’il est question de sécurité, il est important de ne pas laisser passer des pratiques à risque. Prendre un moment pour conseiller un autre grimpeur peut éviter qu’une erreur se répète. Dans certains cas, il peut aussi être pertinent d’orienter ces personnes vers une formation encadrée au sein d’une école de montagne reconnue par la FQME, afin de consolider leurs compétences et leurs réflexes : https://fqme.qc.ca/organismes-membres-ecoles-de-montagne/
Préserver une culture de respect, de transmission et de responsabilité est essentiel pour assurer l’avenir de notre pratique.
- Entretien des sentiers et des voies : Si vous trouvez qu’un sentier ou une voie manque d’entretien, votre réflexe est le bon — et il peut faire une réelle différence. L’entretien des sites d’escalade repose en grande partie sur l’implication de la communauté, et chacun peut y contribuer à sa façon.
Cela dit, avant d’intervenir, il est important de s’assurer que les travaux sont faits adéquatement et dans le respect des normes et de l’environnement. Nous vous encourageons à entrer en contact avec votre club local, à participer aux corvées d’entretien ou à vous impliquer directement. C’est souvent dans ces contextes que s’apprennent les bonnes pratiques, tant pour l’aménagement des sentiers que pour l’entretien des voies.Si vous souhaitez contribuer de manière plus autonome, n’hésitez pas à nous faire part de vos intentions. Cela permet d’assurer une cohérence dans les interventions et d’éviter des actions qui pourraient, malgré de bonnes intentions, nuire au site.
Vous pouvez également signaler les besoins d’entretien ou certaines problématiques via le formulaire de signalement de la FQME, ou encore en informant votre club local. Celui-ci pourra coordonner l’intervention d’un bénévole ou planifier une corvée.
Enfin, pour des gestes simples — comme brosser une voie ou dégager légèrement un sentier — ils peuvent être posés ponctuellement, avec discernement et respect du milieu. Si chacun met la main à la roue, collectivement, nous contribuons à maintenir des sites sécuritaires, durables et de qualité.